Dans un pays qui importe encore une part significative de son riz, chaque hectare irrigué est une bataille gagnée contre la dépendance alimentaire. C'est fort de cette conviction que le Ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, Bruno Nabagné Koné, a ouvert, ce lundi, les portes de son cabinet à une délégation du groupe israélien Ekobell, conduite par Idan Pinhas et Kevin Guyonnet. Lors de cette entrevue, il a été question de faire le point sur l'avancement du Projet Riz Irrigué de Daloa (PRIDA), initiative phare qui vise à aménager 3 500 hectares de périmètres irrigués dans la région du Haut-Sassandra.
Le PRIDA s'inscrit dans la dynamique portée par le Ministre, dont la vision repose sur la mécanisation, la digitalisation et la transformation structurelle de l'agriculture ivoirienne. En réaffirmant son soutien à la mise en œuvre du projet, il indexe le PRIDA comme l’un des leviers stratégiques de la souveraineté alimentaire nationale. Ekobell, déjà actif sur le continent (le groupe a signé en mars 2026 un accord similaire avec le Cameroun pour trois agropoles rizicoles représentant près de 98 milliards de f cfa d'investissement), apporte une expertise éprouvée en matière d'irrigation et de production agricole intensive.
L'enjeu est considérable, au-delà des 3 500 hectares à aménager, le PRIDA devrait, à terme, générer plus de 21 000 emplois directs et indirects, revitalisant un bassin de vie rural souvent fragilisé par l'exode des jeunes vers les villes. Une promesse d'emploi et de développement local qui résonne dans un contexte où la jeunesse africaine cherche des alternatives viables à l'agriculture de subsistance.