Le riz ivoirien change de cap. Après 5 années à consolider les fondations de sa filière, la Côte d'Ivoire ouvre un nouveau chapitre de sa coopération avec le Japon pour bâtir des circuits d'approvisionnement capables de tenir la distance jusqu'en 2030. C’est dans ce sens que les 2 pays ont signé la convention de financement du Projet de Promotion du Riz Local par des Chaînes d'Approvisionnement Durables (PRORIL-CAD) avec l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), il y a quelques jours. Ce nouveau projet prend la suite du PRORIL2, mené de 2021 à 2025, et vise à garantir, entre 2027 et 2030, un approvisionnement régulier en riz blanchi de haute qualité sur le marché ivoirien.
Lors de l'atelier de restitution des résultats du PRORIL2, tenu à Abidjan-Cocody en décembre dernier, la cheffe de programme agriculture de la JICA, Maho Nakagawa, avait déjà invité les acteurs ivoiriens à pérenniser ces acquis et à renforcer la chaîne de valeur du riz pour contribuer à l'autosuffisance alimentaire nationale. Le PRORIL-CAD s'inscrit directement dans cette continuité, avec un objectif plus ambitieux : structurer, sur la période 2027-2030, des chaînes d'approvisionnement à la fois plus efficaces et plus durables, capables de fournir de façon constante un riz blanchi répondant aux standards de qualité attendus par les consommateurs et les distributeurs.
La mise en œuvre du projet sera confiée à l'Aderiz, déjà opérateur historique des phases précédentes du programme depuis 2014. Ce choix traduit la volonté du gouvernement ivoirien de capitaliser sur l'expertise accumulée par l'agence dans la coordination des producteurs de semences, des riziculteurs, des transformateurs, des distributeurs et des prestataires de mécanisation, dans un secteur où la Côte d'Ivoire ne couvre encore qu'environ la moitié de ses besoins nationaux en riz par sa propre production.
Avec le PRORIL-CAD, la coopération nippo-ivoirienne franchit une nouvelle étape, celle de la durabilité des chaînes d'approvisionnement, condition désormais jugée essentielle pour ancrer durablement la souveraineté rizicole du pays.