Pendant deux jours, la salle de crise n'a pas connu le silence habituel des exercices théoriques. Chercheurs, techniciens et responsables institutionnels ont planché sur un cas concret, à savoir comment transformer une alerte climatique en décision opérationnelle, avant que la catastrophe ne frappe. L'exercice, organisé par le Secrétariat exécutif de la Plateforme nationale de Réduction des Risques et de gestion des Catastrophes (SE/PN-RRC), s'inscrit dans l'initiative de renforcement des capacités d'alerte précoce et d'action précoce en Afrique. Ce programme est financé par le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), avec l'appui de la Commission de l'Union africaine (UA), de la Fondation CIMA et de la Coopération italienne.
Choisie comme pays pilote aux côtés de l'Angola et de la Zambie, la Côte d'Ivoire ambitionne d'intégrer davantage les produits AMHEWAS dans son dispositif national d'alerte précoce. Les travaux ont été principalement portés sur Africa Drought Watch, un outil continental de prévision et de suivi de la sécheresse, dont l'utilisation optimisée pourrait renforcer la réactivité des autorités face aux épisodes de sécheresse. Ce dispositif s'appuie sur le cadre institutionnel AMHEWAS, adopté par l'Union africaine en février 2022 pour structurer l'alerte précoce multirisque sur le continent. En mettant sur cette coopération technique, Abidjan pose une brique supplémentaire dans sa stratégie de résilience climatique.
Soulignons que parmi les participants figuraient Mashauri Muliro, Chef du Bureau UNDRR pour l'Afrique de l'Ouest, Alain Koualao de la Commission de l'UA, ainsi que des représentants de la Fondation CIMA et d'institutions ivoiriennes de gestion des risques.