Quand les ambitions de l’État sont grandes, il faut réinventer les circuits du financement liés au développement de son pays. C'est le constat qui a dominé les échanges entre le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, et Ahunna Eziakonwa, Sous-secrétaire générale des Nations Unies et Directrice du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique, à l'heure où la contraction de l'aide publique au développement et le recul du financement concessionnel bousculent les stratégies budgétaires des États africains. Les capitaux privés, financements climatiques, fonds verts, partenariats public-privé et recyclage des actifs publics figurent désormais parmi les instruments privilégiés pour combler le déficit laissé par la réponse des financements traditionnels.
Aussi le PNUD entend se positionner comme un allié stratégique du développement ivoirien, s'appuie sur son expérience acquise dans 170 pays et territoires pour diffuser les meilleures pratiques en matière de politiques publiques. Cette expertise s'étend au suivi-évaluation, à la production statistique, à la mesure d'impact, au développement du capital humain et à la mobilisation de ressources auprès des mécanismes internationaux. Cette rencontre ouvre ainsi une nouvelle phase de collaboration, dans la continuité du Groupe consultatif pour le financement du PND, confirmant l'ambition commune de bâtir, selon les mots mêmes du Ministre Diarrassouba, "une grande nation, prospère et solidaire".
Rappelons que le Programme de coopération Côte d'Ivoire-PNUD 2026-2030, a été signé en mars dernier pour un montant de 99,3 millions de dollars.