Le fer à béton coule, les usines tournent, mais les industriels de l'acier ivoirien peinent encore à faire entendre leurs difficultés au sommet de l'État. C'est dans ce contexte que s'est tenue une audience entre l'Association des Producteurs d'Acier de Côte d'Ivoire (APACI) et le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté. Cette rencontre a d'abord été l'occasion pour l'APACI de présenter ses félicitations au ministre pour sa nomination, avant de dresser un état des lieux de la filière sidérurgique nationale et de ses enjeux stratégiques. Les échanges ont ensuite porté sur les difficultés opérationnelles rencontrées par les industriels du secteur, dans un contexte marqué par la volonté gouvernementale de renforcer la lutte contre la vie chère et l'industrialisation, deux priorités avancées par le Ministre depuis sa prise de fonction.

Les producteurs d'acier ont réaffirmé leur détermination à accompagner le développement industriel du pays, avec un accompagnement renforcé des pouvoirs publics. Cette démarche s'inscrit dans une dynamique déjà engagée par l'APACI, qui multiplie depuis plusieurs mois les initiatives en faveur de la traçabilité des produits sidérurgiques et de la sécurité des ouvrages, notamment via le marquage obligatoire du fer à béton. Le dialogue entre l'État et les producteurs d'acier apparaît désormais comme un levier incontournable pour consolider la souveraineté industrielle du pays.

Soulignons que SOTACI, l'un des membres actifs de l'association, était représenté par son Directeur Général, Ahmed Muheddine, lors de la rencontre. À travers cette concertation, elle renouvelle son engagement en faveur d'une industrie sidérurgique forte, compétitive et créatrice de valeur pour le développement durable de la Côte d'Ivoire.