Les deux partenaires techniques et financiers, la Banque mondiale et de l'Agence Française de Développement (AFD), du chantier du Bus Rapid Transit (BRT) Yopougon-Bingerville n'ont pas ménagé leurs pas. Sur les différents tronçons inspectés du corridor BRT, la délégation a pu constater de visu l'évolution tangible d'un chantier qui, lancé officiellement en juillet 2024 en présence du Premier ministre Robert Beugré Mambé, monte progressivement en puissance. Des infrastructures en cours d'édification, des équipes à pied d'œuvre, des ouvrages en voie d'achèvement, le tableau d'ensemble témoigne d'une dynamique de mise en œuvre jugée satisfaisante par les observateurs.
Ce projet structurant, d'un investissement global estimé à environ 482,6 millions d'euros, prévoit la construction d'une ligne de 20 kilomètres équipée de 21 stations modernes, reliant les communes de Yopougon et de Bingerville. Il sera doté d'une flotte de 100 autobus articulés entièrement électriques, intégrant des technologies de pointe pour l'information des usagers en temps réel. Le financement est assuré conjointement par la Banque mondiale et l'AFD, pour un montant estimé à 369 millions d'euros. Les retombées attendues sont considérables pour le Grand Abidjan. Avec une capacité de près de 500 000 passagers par jour, le BRT réduira drastiquement le temps de trajet entre les deux communes, de près de trois heures aux heures de pointe à seulement 40 à 45 minutes. Il générera également 500 emplois directs durant la phase de construction.
Soulignons que la mission de suivi de ce jour confirme que le BRT Yopougon-Bingerville, dont la mise en service est désormais attendue à l'horizon 2027-2028, est en bonne voie pour transformer en profondeur la mobilité urbaine dans la capitale économique ivoirienne.