Réuni le 23 septembre 2026, en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté une communication portant sur la création de l’Institut du Café et du Cacao (I2C). Le futur centre sera implanté à Divo, sur le site de la station de recherche du Centre national de recherche agronomique (CNRA), un espace déjà à la recherche cacaoyère. Il doit réunir des technologies de pointe, des compétences spécialisées et des partenaires scientifiques ivoiriens et internationaux. Le choix de Divo n’est pas anodin. La station du CNRA, créée en 1957 et étendue sur 3 520 hectares, est consacrée depuis plusieurs décennies aux recherches sur le café et le cacao. Elle abrite notamment des ressources génétiques et des parcelles expérimentales. Le CNRA y travaille déjà sur l’amélioration variétale, les techniques culturales et la lutte contre les maladies du cacaoyer. Cette réalité donne tout son intérêt à la création de l’I2C. Il ne s’agit pas de partir d’une page blanche, mais de renforcer un dispositif scientifique existant. Les recherches financées par le FIRCA et conduites avec le CNRA ont déjà permis d’identifier des familles hybrides affichant, dans les conditions expérimentales, des rendements de 2,7 à 3,5 tonnes à l’hectare, ainsi que des clones résistants à certaines maladies.

Transformer la recherche pour répondre aux exigences mondiales

Le gouvernement assigne à l’institut une mission précise : reprendre l’initiative scientifique sur le café et le cacao afin de répondre aux enjeux de compétitivité et aux standards du marché mondial. Le véritable enjeu sera donc le passage de la recherche au champ. Les maladies, le renouvellement des vergers, l’amélioration du matériel végétal et l’adaptation aux contraintes climatiques exigent des réponses directement accessibles aux producteurs. Les acquis existent déjà. L’institut devra désormais contribuer à les faire changer d’échelle.