Dans l'arithmétique du développement ivoirien, le chiffre  70,2% a une représentativité importante, c’est la part des investissements du Plan National de développement (PND) attendue du secteur privé. Autant dire que le Plan ne se réalisera pas sans lui. C'est dans cette logique que le Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, a accordé une audience à Josiane Kwenda, représentante régionale de la Société financière Internationale (IFC) pour la Côte d'Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, le mardi 6 octobre 2026. Le Ministère du Plan et IFC poursuivent la structuration de chaînes de valeur, afin de diriger les capitaux privés vers les filières stratégiques du PND 2026-2030. Les échanges ont d'abord porté sur l'accompagnement des champions nationaux, ces entreprises locales appelées à tirer la croissance. L'agro-industrie, levier de transformation sur place, et le soutien aux institutions financières, indispensables pour irriguer l'économie en crédit, figuraient aussi à l'ordre du jour.

Les partenariats public-privé ont constitué un autre axe majeur, notamment dans la santé, la gestion des déchets et l'énergie. IFC connaît le terrain, elle conseille déjà l'État ivoirien sur 2 appels à PPP pour des services de laboratoire et d'imagerie dans 14 hôpitaux publics. Une attention particulière a enfin été accordée au développement des territoires, pour que les retombées de l'investissement atteignent toutes les régions. Cette rencontre s'appuie sur un engagement déjà affiché. Lors du Groupe consultatif des 8 et 9 juillet 2026, IFC a annoncé 5 milliards de dollars en faveur du développement du secteur privé ivoirien. En février, Josiane Kwenda avait déjà plaidé pour un soutien intense aux champions locaux.

Notons qu’il reste à transformer ces intentions en projets bancables. Le PND est désormais évalué à 114 838,5 milliards de F CFA. Le partenariat entre l'État et IFC sera donc un test grandeur nature de la capacité à mobiliser le privé.