Le développement de la filière cajou était au centre des échanges entre le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté et le secrétaire exécutif du CICC, André Randjiekpon. Les discussions ont porté sur les activités du Conseil, ses résolutions et les attentes de la Côte d’Ivoire. Le pays souhaite consolider la chaîne de valeur de l’anacarde. Cette orientation concerne aussi bien la production que la transformation et la commercialisation. Le secrétaire exécutif a également présenté les avancées du plan stratégique 2023-2027. Ce programme repose sur l'amélioration de la gouvernance du secteur. Il prévoit des services renforcés pour les États membres. Le plan vise aussi une plus grande influence sur les marchés. La recherche de financements reste une priorité pour le Conseil. Le CICC souhaite stabiliser la filière face à la fluctuation des cours. Créé en 2016, le CICC dispose de son siège à Abidjan. L’organisation regroupe douze pays producteurs et accompagne le développement de la filière.

Cette démarche intervient dans un contexte économique important pour la Côte d’Ivoire. Le pays a produit plus de 1,5 million de tonnes de noix brutes en 2025. Les recettes d’exportation de la filière ont dépassé 1 000 milliards de FCFA. Le taux de transformation locale a également progressé. Il est passé de 2 % en 2011 à environ 43 % en 2025, selon les données du Ministère. Cette évolution traduit le développement des capacités nationales. L’enjeu consiste désormais à consolider ces acquis. Les investissements doivent soutenir les usines, les emplois et la compétitivité des produits transformés. La filière doit aussi mieux articuler les intérêts des producteurs et les besoins des industriels.

La délégation du CICC a aussi annoncé la tenue de sa huitième session du Conseil des ministres en novembre 2026, à Abidjan. Cette rencontre réunira les représentants des pays membres autour des questions relatives au développement de la filière.