Afin de s’imprégner des réalités du terrain, le Ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, Dr Amédé Koffi Kouakou, s’est rendu dans le Gbêkê et le Hambol. Il s'est d'abord rendu à l'usine de traitement d'eau potable de la Loka, à Bouaké, où il a inspecté les installations et échangé avec les équipes techniques sur les capacités de production. Sur place, il a exprimé sa satisfaction devant une capacité désormais supérieure à 88 000 m³, un niveau qu'il juge encourageant pour l'agglomération. Mais le Ministre n'a pas éludé les difficultés observées aux abords de la rivière Kan et du lac de Gonfreville, où l'installation croissante des populations à proximité des retenues favorise le rejet d'eaux usées et complique le traitement. Il a appelé les autorités locales à protéger les périmètres de ces ouvrages stratégiques face à la pression des lotissements.

Cap ensuite sur Niakara, dans la région du Hambol, où le Ministre a examiné la retenue d'eau qui alimente la localité depuis près d'un demi-siècle. Il y a rappelé les pénuries récurrentes, parfois longues de six mois, imputables au manque d'entretien de l'ouvrage. Le constat sur place s'est toutefois révélé plus positif, car la retenue est aujourd'hui bien remplie et sa capacité de production a progressé, de quoi assurer un approvisionnement correct pendant environ un an et demi selon ses estimations. Concernant Bouaké, Dr Amédé Koffi Kouakou a reconnu qu'une partie seulement de l'eau produite parvient effectivement aux robinets, faute de canalisations suffisantes. Il a assuré qu'un dossier est actuellement examiné au niveau gouvernemental, sur instruction du Premier ministre, pour renforcer les infrastructures de distribution. Selon lui, cette extension permettrait de sécuriser l'approvisionnement de la ville et des communes environnantes pour environ cinq années.

Au terme de sa visite, le Ministre a exhorté préfets et autorités locales à surveiller étroitement les périmètres des retenues, jugeant la préservation des ressources en eau aussi déterminante que les investissements techniques pour garantir un accès durable à l'eau potable dans le Centre ivoirien.