Le laboratoire côtoie désormais l'usine. Cela se justifie par un rapprochement stratégique entre l'académie et l'industrie à travers la signature d’une convention-cadre entre l'Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) et l’Olam Food Ingredients (OFI). Le texte signé articule la coopération autour de plusieurs volets concrets. Les étudiants de l'Institut bénéficieront d'un accueil et d'un encadrement renforcés lors de leurs stages au sein des structures d'OFI. Conférences, séminaires, ateliers thématiques et visites d'entreprises viendront compléter le dispositif, offrant aux apprenants une immersion directe dans les métiers de la filière. La dimension recherche n'est pas en reste, les mémoires, les projets de fin d'études, les thèses et les travaux appliqués porteront sur des problématiques partagées entre les deux institutions, en particulier autour des défis technologiques et logistiques propres à l'industrie agro-alimentaire. Des actions de formation continue et de renforcement des capacités complètent l'édifice, avec une priorité affichée sur l'employabilité et l'insertion professionnelle des diplômés.
Pour OFI, cette alliance répond à un enjeu de fond, celui de renouveler durablement son réservoir de talents. L'entreprise entend puiser dans les filières de l'INP-HB pour former ingénieurs, techniciens et experts dans des domaines aussi variés que l'industrie, la logistique, la finance, les technologies de l'information, le droit ou encore la fiscalité. Le partenariat prévoit également des dispositifs d'immersion directement sur les sites industriels du groupe, ainsi que la constitution de cohortes de talents destinées à alimenter progressivement les équipes d'OFI. Une démarche qui rappelle d'autres initiatives similaires nouées récemment par l'INP-HB avec des acteurs comme Olam Agri Rubber CI, dans une logique plus large de professionnalisation des filières agricoles et industrielles ivoiriennes.
Cette signature s'inscrit dans une séquence particulièrement dense pour l'INP-HB, qui a multiplié ces dernières semaines les accords avec des acteurs économiques et institutionnels, de SINOAFRIK à l'ANSSI. Reste à mesurer, dans les mois à venir, l'ampleur réelle des premières cohortes formées et leur insertion effective dans les métiers de l'agro-industrie.